« Une exposition moderne, populaire et accessible à tous. »

 

UN CHOIX  

L’exposition répond à un concept qui conjugue à la fois le son et le visuel. Des panneaux suspendus à des tonneaux, équipés d’un bouton poussoir offrent aux visiteurs, la possibilité d’écouter directement des modules sonores. Ils présentent un caractère innovant, avec la présence d’un flashcode qui permet d’accéder, à l’aide d’un smartphone, au site www.lesechosdelamemoire.com, aux pages d’informations et aux épisodes correspondants, durant toute la durée de l’exposition.

LE SON

26 modules sonores intégrés aux panneaux retracent la tragique histoire de la traite et de l’esclavage négriers à travers un feuilleton dramatique* de 26 épisodes d’environ 2’ 30 à 3’ 30.

LE VISUEL

26 lettres de l’alphabet accompagnent un parcours imagé, volontairement décalé par rapport au douloureux voyage sonore qui nous plonge au cœur d’une page sombre de l’histoire de l’humanité. Les documents visuels illustrent les initiatives prises, dans l’hexagone, en outre-mer ou ailleurs, pour restituer cette mémoire, et rendre hommage aux innombrables victimes de cette tragédie. En complémentarité, avec les thèmes évoqués dans les modules, l’ « Abécédaire » conjugue sur trois temps :  le Passé sur un fond de sable sombre, le Présent sur un fond plus clair et l’Avenir qui nous interpelle dans le dernier panneau par une mosaïque ensoleillée.

 

 LES MODULES SONORES SONT LE FRUIT DU TRAVAIL DU REALISATEUR ET CONCEPTEUR  DE l’EXPOSITION, LUC SAINT-ELOY, AINSI QUE L’HISTORIEN GODWIN TETE 

 

« …Au bout de 30 ans de carrière, j’ai voulu rendre un devoir d’histoire à travers la création artistique inscrit dans ce beau jardin familial du Luxembourg, hors du discours universitaire. Il s’agit d’une incursion dans notre mémoire, du prolongement naturel de mes choix. Plusieurs de mes spectacles empruntent cette direction : « Douleur de Race », « Les enfants de la Mémoire », « Chemin d’école », « Les Tambours de la Liberté » ou encore « L’appel du 21 juin » à l’occasion du 150ème anniversaire de l’abolition de l’esclavage en 1998, avec la création d’une fresque historique mettant en scène plus de 450 personnages costumés et rassemblant 60 000 personnes  qui nous avaient rejoints dans les rues de Paris.

 

GODWIN TETE – L’HISTORIEN CHOISI

Je le rencontre à Paris, au début de l’année 1998 à l’occasion d’une conférence sur le thème de la traite et de l’esclavage négriers. Cela fait plus d’un an que je travaille sur le projet du 21 juin. Avec lui, j’entends un discours différent. Tel un vieux sage, il parle comme un père qui a perdu ses fils, et qui est trop longtemps resté sans nouvelles. Où sont-ils tous ces enfants d’Afrique disparus de l’autre côté de l’océan ? Que sont-ils devenus, après ces siècles d’histoire ? Pour l’Antillais que je suis, ces questions posées de cette façon suffisent pour provoquer notre rencontre. Je lui expose mon choix de création « L’appel du 21 juin », dont l’objectif principal est l’édification d’un monument en hommage aux victimes de la tragédie. Il me remet spontanément son manuscrit, et me donne carte blanche si je souhaite le mettre en scène. Une première version radiophonique est ainsi diffusée sur la radio antillaise Média Tropical en juin 1998. Un véritable succès ! Les auditeurs me le font savoir régulièrement en me témoignant leur reconnaissance. Qu’ils en soient remerciés. Aucun retour négatif, aucune polémique ! Ce fut suffisant pour m’encourager à poursuivre, avec une nouvelle version plus aboutie, diffusée en Guadeloupe en septembre 2012, puis en 2013 sur le réseau des Outre-mer 1ère, et maintenant adaptée pour le Jardin du Luxembourg. Elle vise un public, large et populaire autour d’une page de l’histoire de France, encore méconnue.

La journée nationale des mémoires de la traite, de l’esclavage et de leurs abolitions 2013 offre une nouvelle opportunité de développer ce travail en le déclinant sous le forme d’une exposition. Je veux de nouveau dire Merci à Monsieur Godwin Tété pour sa confiance, ainsi qu’aux éditions L’Harmattan. Et que toutes les équipes qui m’ont accompagné dans ce nouveau pari, aussi bien sur le plan artistique et technique, que sur le plan institutionnel, soient également remerciées.

Et comme il n’y a pas de hasard, ce panneau porte le N° 30, comme pour marquer le 30ème anniversaire de ma compagnie « Le Théâtre de l’Air Nouveau ». (1983-2013)

UN COMBAT UNIVERSEL 

La sauvegarde des libertés est un droit naturel ! Que tous les humanistes d’hier et d’aujourd’hui, quelle que soit leur origine ou leur couleur de peau ne soient pas oubliés. »

 

Luc SAINT-ELOY

 

*Réalisé sur la base des travaux de Godwin Tété, historien « Revue Dossiers Noirs N°11 – Spécial mémoire – 1848 – La traite et l’esclavage négriers L’Harmattan »